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Quand le fichier divulgué est un fichier de l’État

Un message qui a l’air de venir des impôts, du service des titres ou de la police est plus facile à croire. C’est pour cela que ces fichiers intéressent les escrocs.

Pourquoi les fichiers officiels valent plus

La France gère des services qui savent déjà beaucoup de choses sur vous : impôts, titres d’identité, permis, administration scolaire, fichiers de police. Quand ces systèmes sont atteints sans autorisation, les criminels n’obtiennent pas seulement des données. Ils obtiennent un costume.

« Nous appelons des impôts » est une phrase faible, jusqu’à ce que l’appelant puisse citer un revenu plausible, un taux de prélèvement, une adresse de bien ou une demande de titre en cours. Alors la phrase devient forte.

Titres d’identité et fichiers de comptes

Les portails de titres d’identité et de permis conservent le type d’état civil dont un kit de hameçonnage a besoin : noms, dates de naissance, e-mails, parfois adresses postales et téléphones. Même lorsque les pièces justificatives et les données biométriques ne sont pas dans la fuite, les champs restants suffisent à envoyer un message convaincant du type « votre titre est prêt, réglez les frais ici ».

Ouvrez ANTS, les impôts et les services d’identité en saisissant l’adresse officielle ou via l’application officielle. Un lien dans un SMS n’est pas le service.

Fichiers fiscaux et fichiers de comptes

Les données fiscales (revenu, foyer, taux de prélèvement, références de biens), associées aux répertoires de comptes bancaires (qui détient quel IBAN, et où), forment un kit pour la fraude quand de l’argent est en jeu. L’arnaque peut ressembler à une régularisation, un remboursement, un contrôle, ou un problème de mandat.

Les impôts ne vous demanderont pas d’acheter des bons, d’installer un logiciel, ni de dicter des codes de votre espace impôt au téléphone.

Les fichiers de police sont autre chose, et restent un appât

Les fichiers de police ne sont pas un fichier client. Quand ils sont atteints, le risque public tient à la sensibilité des dossiers et à la vague de messages copiés qui suit l’actualité. Un message qui se prétend de la police, ou « au sujet de votre dossier », après un incident très médiatisé est une arnaque fréquente de second rideau.

Ne prenez pas un chiffre à la une comme une notification personnelle. Si une autorité doit vous contacter, utilisez le canal que vous avez ouvert. Sur ce site, les revendications de vol massif contestées restent des revendications. Elles ne sont jamais traitées comme un décompte confirmé.

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